Gassier, pour tous les goûts

À l’image de bon nombre de domaines provençaux, la Maison Gassier offre une belle déclinaison de rosés. Une offre qui rencontre les goûts et les envies de différents consommateurs et dégustateurs. Pourquoi s’en priver quand on ne fait presque que du rosé?

Le premier

Un rosé d’entrée de gamme sur le fruit et la fraîcheur des agrumes.

Esprit Gassier 2017 Côtes-de-Provence

La robe abricot aux légers reflets saumon. Le nez acidulé, respire le citron teinté de pamplemousse et de groseille auquel s’ajoute la couleur chaude du melon de Cavaillon. Puis s’enrichit encore de poivre, d’une feuille de mélisse et du végétal gris amer de l’absinthe. La bouche, fraîche comme on s’y attend, ajoute les fragrances épicées au développement fruité. L’amer du pamplemousse s’aligne sur celui de l’absinthe, un duo citron armoise qui amplifie la fraîcheur, se nourrit du gris du poivre. Bref, un rosé des plus rafraîchissants.

Assemblage de 55% de Grenache, 25% de Cinsault, 15% de Syrah et 5% de Vermentino. Vendanges mécaniques à l’aube. Pressurage direct, débourbage, puis fermentation à basse température. Élevage en cuve.

Un rosé qui paît au grand nombre grâce à ses arômes de pamplemousse très en vogue et surtout très reconnaissable pour le consommateur qui aime ça. Moi, j’aime moins, mais je dois avouer que ce rosé est techniquement bien fait.

Le deuxième

Le Pas du Moine 2017 Côtes-de-Provence Sainte-Victoire

Jolie robe pétale de rose au nez qui avoue tout de go ses fragrances d’agrumes suivies dans la foulée de marmelades de groseille et de cerise poudrées d’une pincée de poivre blanc. La bouche à la fois croquante et onctueuse se voit booster par une vivacité agréable au goût subtil de mandarine et de pamplemousse. Les fruits rouges prennent ensuite le relais et offrent la fraîcheur de leur chair, un acidulé sapide comme un jus savoureux qui se mêle de gras pour assurer à l’espace buccal un confort létal ou comment mourir de plaisir.

Assemblage de Grenache, Syrah, Cinsault, Rolle, Cabernet Sauvignon. Vendanges à l’aurore, pressurage direct à froid, débourbage serré et fermentation en cuve béton à 14°C puis à 18°C en fin de fermentation. Élevage en cuve.

Un rosé vraiment savoureux qu’on a plaisir à boire à l’apéro comme sur le repas. Là on touche le haut de gamme qui offre cette onctuosité rafraîchie par la saveur des fruits. C’est top !

Le troisième

946 Rosé 2017 Côtes-de-Provence Sainte-Victoire

Lumineux comme un cristal légèrement teinté de rose saumoné, il hume la pêche jaune, la mangue, le litchi, le carambole avec des nuances raffinées d’agrumes, orange sanguine et bergamote. La bouche accompagne d’entrée les fruits sentis par une série de plantes aromatiques camomille, tanaisie, serpolet et sauge qui donnent un caractère très sudiste à ce rosé au caractère bien trempé. D’autres fruits encore cassis et mûre, framboise et arbouse, la juteuse pastèque, viennent éclabousser de leur jus le minéral aux senteurs poivrées comme les pavés d’une chaussée après un orage d’été. Une note torréfiée et une texture, certes onctueuse, mais également légèrement ligneuse révèle l’élevage de ce rosé.

Assemblage de Grenache, Syrah, Rolle. L’élaboration du 946 rosé demande une vinification précise, basée sur un assemblage de trois bases de vin : un vin issu des parties les plus denses du jus (bourbes) préalablement conservées à basse température à 4°C, puis filtrées. Cette base apporte au vin rondeur et gras en bouche. Une partie fermente en 1/2 muid de 500L en bois neuf autrichien (Stockinger), ce qui apporte de la complexité et de la structure. Enfin, pour la troisième, la fermentation se passe en cuve béton entre 14 et 16°C pour révéler les arômes.

Un rosé apte à la garde – ce que je vous conseille. Si aujourd’hui, il révèle déjà pas mal d’arômes, il sera encore plus complexe d’ici 2 à 4 ans, voire plus. Bien équilibré, il a tous les outils pour durer. Et 946, c’est l’altitude de la Croix de Provence qui se trouve au sommet de la pointe occidentale de la montagne Sainte-Victoire.

Le château

Un peu d’histoire

C’est en 1982 que la famille Gassier a acheté les 40 ha de vignes du domaine. Dès 2004, les familles Gassier et Jeanjean s’entendent pour exploiter ensemble les vignes de la propriété. Aujourd’hui, c’est Georges Gassier qui exploite la propriété en collaboration avec la Maison Gassier. Au fil du temps, la passion, le travail et le savoir-faire se sont unis pour amener Château Gassier à atteindre le niveau d’excellence naturellement induit par son implantation au cœur du terroir de la Sainte-Victoire.  www.chateau-gassier.fr

Monsieur Rosé

Publié par Les5duvin

5 journalistes parlent du vin

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