L’info ci-jointe, sur le site de nos excellents confrères de Rayon Boisson, nous fait réagir:

Habitué des concours de rosés (Monsieur Rosé participera bientôt au Mondial du Rosé), je peux certifier que la couleur d’un rosé n’est en rien un indice de sa qualité, ni même de sa densité aromatique, ou de sa puissance en bouche. Si, pour des raisons marketing évidentes, il peut être intéressant de présenter au consommateur une robe régulière dans le temps, l’effet millésime, la proportion des différents cépages dans l’assemblage et les techniques de vinification utilisées aboutissent « naturellement » (pour autant que le mot ait un sens ici) à des différences de couleur entre les différentes années – voire entre certains lots d’une même année.
On pourrait aussi évoquer les différences d’éclairage entre les magasins qui proposent le rosé!
Bref, pour les amateurs de vin, il s’agit là d’un critère non pertinent, cette « garantie » ne garantit rien d’autre que l’aspect du produit. Elle laisse même à penser que le rosé est un produit plus industriel qu’il ne le devrait. Ce qui est important pour les lingettes Vanish, Eau Ecarlate ou tout autre « protecteur des couleurs » est tout à fait accessoire ici.

Je me permets donc d’enfoncer à nouveau ce clou: si vous aimez le rosé, ne vous arrêtez pas à sa couleur, ne vous déterminez pas en fonction de sa pâleur ou de sa profondeur. Dégustez-le.
Pour Monsieur Rosé, Hervé Lalau